« Et soudain, voici que
l’objet virtuel naît de
l’objet réel, qu’il devient
réel à son tour… »


Paul Eluard



Les objets sur lesquels portent ces recherches sont des objets industriels fabriqués en série, des représentations de la Recherche et des services, des éléments qui ne paient pas de mine, destinés à être utilisés et non à être regardés.

Mais leur fonction purement utilitaire est précisément ce qui leur confère une extrême rigueur, une grande précision. Il s’agit d’essayer de trouver, à partir de ces objets, un autre espace que celui où on les situe d’ordinaire et de réunir les conditions qui leur permettront de développer leurs virtualités. Ainsi le regard habitué à les effleurer sans les voir est saisi tout à coup par leur force, leur dynamisme.

L’objet est parfaitement net, reconnaissable, mais comme recréé, doté d’une nouvelle vie. L’objet doit se suffire à lui-même, il ne renvoie qu’à lui-même. C’est en quelque sorte, l’irruption d’un monde dans lequel nous vivons pourtant tous les jours, mais qui n’a pas, jusqu’à présent, reçu droit de cité dans un domaine autre que fonctionnel.

Par ailleurs, avec le développement de la Recherche et des services, vecteurs de synergie et d’innovation dans les entreprises, de nouvelles représentations doivent être créées, ce qui ouvre un nouveau champ d’investigation.